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Le jour où j’ai décidé de boycotter la souffrance (et de gambader avec un mouton)



Rien qu’en fermant les yeux et en pensant au mot Joie, j’ai instantanément envie de sourire. Je me sens comme une petite fille prête à gambader avec son mouton dans un champ… Bon, d'accord, ça fait un bail qu’on ne voit plus tellement de moutons dans les champs, mais tu vois le genre ! Hahaha !


Ce que je ressens là, ce n’est pas qu’un plaisir éphémère. C’est une joie profonde, un sentiment intense de connexion avec la nature, avec plus grand que soi. C'est l'impression d'être enfin 100 % alignée avec qui je suis vraiment.


Pourtant, remarque à quel point la plupart des gens répriment cette joie. Comme si c'était suspect d'être heureux ! On a été bercés par de vieilles croyances populaires bien lourdes : « La vie est dure », « Il faut travailler fort », ou le fameux « Il faut souffrir pour être belle » (celui-là, on l'adore, n'est-ce pas ?). Du coup, s'autoriser à être joyeux, ce serait presque saboter le plan ! Sans compter qu'avec tout le monde qui souffre sur Terre, être radieux, avouons le… ça peut faire chier les autres.


Et pourtant, la vraie joie est un état d’être. Elle n’a rien à voir avec un plaisir extérieur qu'on achète. C’est une certitude bien enracinée en soi… une certitude joyeuse.


Et je te confie un secret : même si j’enseigne ça, je n'y échappe pas ! Moi aussi, j'ai parfois ce vieux réflexe de saboter ma propre joie. Je baisse le volume de mon bonheur pour « fitter » dans le moule ou pour ne pas faire de vagues. C'est fou, non ? On doit littéralement se rééduquer à avoir le droit d'être heureux !


Le mystère du texte perdu (merci le lâcher-prise !)


Justement, en pensant à ce chemin de la joie, je me suis souvenue d’un texte magnifique que j’avais écrit un beau jour de septembre, en mode « pause bonheur » dans un café, en Gaspésie. Je l'avais appelé: Cap-à-la-Joie. C’est EXACTEMENT ce texte que j’avais prévu vous partager aujourd'hui.


Alors, au moment où je vous écris, je fouille dans mes nombreux cahiers d'écriture… Vais-je retrouver mon récit ?

Suspense…


Eh bien non ! Impossible de mettre la main dessus. C'est le fouillis ici et je choisis de pratiquer le lâcher-prise.


Je ressens une petite pointe de frustration, mais comme le hasard fait toujours bien les choses, ce contretemps m’a ramenée à une autre histoire, toujours en Gaspésie, et à une tout autre prise de conscience. Puisque mon texte sur la joie s'est envolé, j'ai décidé de prendre ça comme un signe. La vie veut qu'on parle d'un sentiment tout aussi grand, d'un ancrage vraiment profond.


Dans mon prochain article, je vous amène donc dans le Parc de la Gaspésie, mais on change de sommet. Direction : le Mont-Olivine. Sur ce chemin, ce n'est pas la joie pure que j'ai pigée, c'est quelque chose de tout aussi extraordinaire : la confiance absolue. Cette foi profonde que, peu importe ce qui m'arrive, je ne manque de rien. Même pas d'un texte perdu ! 😉


Mais revenons à nos moutons... ou plutôt, à cette fameuse joie. Même si les plans changent et que les textes s'envolent, elle reste là, disponible, juste sous la surface de nos vies bousculées.


D'ici notre prochain rendez-vous, j'aimerais te lire dans les commentaires : si tu te donnais la permission d'être profondément heureux aujourd'hui, à quoi ressemblerait ta première minute de pure joie ?

 
 
 

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